Santé mentale et mandala : quand les couleurs nous aident à nous recentrer

marie-cecile Par

Mandala créativité et sante mentale

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, consacrées cette année aux liens entre santé mentale et arts, j’ai choisi de vous parler d’un outil que j’utilise dans ma pratique : le mandala.

Quand les mots ne viennent pas toujours facilement, créer offre une autre voie d’expression.

Dessiner, choisir une couleur, remplir une forme… Ces gestes très simples peuvent nous permettre de ralentir, de revenir à nous et de déposer autrement ce que nous ressentons.

Quand le mental tourne en boucle

Nous connaissons tous ces moments où les pensées s’enchaînent sans parvenir à s’arrêter.

Une inquiétude en entraîne une autre. Nous repensons à une conversation, à une difficulté familiale ou professionnelle, à une décision à prendre. Nous anticipons ce qui pourrait arriver demain. Plus nous cherchons à arrêter de penser, plus notre mental semble s’agiter.

Dans ces moments-là, le mandala peut offrir un temps de pause.

Le fait de se concentrer sur une forme, un mouvement et des couleurs mobilise notre attention autrement. Pendant quelques minutes, nous cessons de nourrir volontairement le flot de pensées pour nous concentrer sur ce qui se passe ici et maintenant.

Certaines recherches consacrées au coloriage ou à la création de mandalas suggèrent d'ailleurs un intérêt possible sur le stress et l'anxiété. Ces résultats restent à interpréter avec prudence : le mandala ne constitue pas à lui seul un traitement d'un trouble psychologique, mais il peut être utilisé comme outil complémentaire de bien-être et d'expression.

Le mandala : un espace pour soi

Le mot « mandala » signifie traditionnellement cercle.

Le cercle crée un espace délimité à l'intérieur duquel nous pouvons laisser apparaître des formes, des couleurs, des mouvements et parfois des symboles.

Il n'est pas nécessaire de savoir dessiner.

Il n'est pas nécessaire non plus de chercher à réaliser quelque chose de beau ou de parfaitement symétrique. Ce qui m'intéresse davantage est ce qui se passe pendant sa réalisation.

Quelle couleur ai-je envie de prendre aujourd'hui ?

Ai-je envie de remplir tout l'espace ou, au contraire, d'en laisser une partie vide ?

Mon geste est-il précis, rapide, hésitant, appuyé ?

Ai-je besoin de beaucoup de couleurs ou seulement d'une ou deux ?

Et surtout : comment est-ce que je me sens pendant et après ce moment de création ?

Essayez : créez votre propre mandala

Vous pouvez tenter une expérience très simple chez vous.

Prenez une feuille blanche et tracez un cercle assez grand.

Installez devant vous quelques crayons de couleur, feutres ou pastels. Puis choisissez vos couleurs spontanément, sans chercher à savoir lesquelles « vont bien ensemble ».

Commencez au centre du cercle si cela vous vient naturellement, ou à l'endroit qui vous attire.

Vous pouvez dessiner des formes, des lignes, des courbes, des points, des symboles… ou simplement remplir certaines zones de couleurs.

Il n'y a ni bonne ni mauvaise façon de faire.

Accordez-vous une quinzaine ou une vingtaine de minutes, si possible sans téléphone et sans chercher à faire autre chose en même temps.

Lorsque vous avez terminé, posez votre mandala devant vous et prenez quelques instants pour l'observer.

Mandala

Taille : 249.12 Ko

Télécharger

Mandala

Qu'est-ce que je ressens maintenant ?

Est-ce différent de ce que je ressentais avant de commencer ?

Une couleur attire-t-elle particulièrement mon regard ?

Une partie du dessin me plaît-elle davantage ? Une autre me dérange-t-elle ?

Un mot, une émotion, un souvenir ou une image me vient-il spontanément ?

Vous pouvez simplement accueillir ce qui apparaît, sans chercher immédiatement une explication.

Et si les couleurs et les formes avaient quelque chose à raconter ?

Dans un accompagnement, le mandala peut également devenir un support d'exploration et de parole.

Le choix des couleurs, leur place, les formes dessinées, l'organisation du cercle ou encore les impressions ressenties devant le mandala peuvent être observés ensemble.

Il ne s'agit pas d'appliquer une grille automatique du type « telle couleur signifie forcément telle chose ».

Une couleur n'a pas exactement la même histoire ni la même résonance pour chacun d'entre nous.

C'est pourquoi l'interprétation prend surtout son sens lorsqu'elle est mise en relation avec la personne, son vécu, ses émotions et ce qu'elle associe elle-même à son dessin.

Le mandala devient alors un point de départ pour mettre des mots sur quelque chose qui, parfois, était encore difficile à exprimer.

Créer pour revenir à soi

Prendre soin de sa santé mentale ne signifie pas nécessairement attendre d'aller mal.

Cela peut aussi consister à reconnaître les moments où nous sommes trop sollicités, lorsque les pensées tournent en boucle ou lorsque nous avons simplement besoin de nous retrouver.

Créer un mandala peut alors devenir un petit rituel : sortir les crayons, s'installer quelques minutes et laisser progressivement le rythme ralentir.

Créer. Respirer. Observer. Se recentrer.

Parfois, les mots viennent ensuite.

Le mandala dans mes accompagnements

J'utilise le mandala comme l'une des approches complémentaires que je peux proposer dans le cadre de mes accompagnements, lorsque cet outil correspond à la personne et à ce qu'elle traverse.

Il peut notamment permettre d'ouvrir un autre espace d'expression lorsque parler ne suffit pas ou lorsque l'on ressent le besoin de passer par la créativité.

Vous pouvez également découvrir ma page consacrée au mandala sur le site pour en savoir davantage sur cette approche.


Consultations en ligne et en présentiel à Villeneuve-Loubet.

Prendre rendez-vous