Il y a l’annonce de la maladie, bien sûr. Mais il y a aussi l’attente des examens et des résultats, les traitements, les rendez-vous médicaux, puis parfois l’après-cancer.
À chacune de ces étapes peuvent apparaître des émotions différentes.
La peur est souvent présente : peur des traitements, de la douleur, de ce que l’on va devenir, de la réaction des autres, de l’avenir ou d’une récidive.
Mais il peut aussi y avoir de la colère : « Pourquoi moi ? »
De la tristesse.
Un sentiment d’injustice.
De la culpabilité, notamment vis-à-vis de ses enfants ou de son conjoint.
De la fatigue psychologique.
Et quelquefois une difficulté à comprendre ses propres réactions : certains jours, on se sent capable d’affronter la situation et, le lendemain, beaucoup plus fragile.
Ces émotions n’ont pas à être jugées.
Les accueillir, pouvoir les nommer et les exprimer permet déjà de ne pas rester seule avec elles.